Comme beaucoup d’entre vous j’imagine, je suis accro à la série Game of Thrones. Rebondissements, images marquantes, suspense insoutenable, celle-ci n’a pas son pareil pour nous faire vivre des émotions fortes. Dans mon cas, un grand nombre de ces émotions sont liées à l’affection que j’ai développée pour certains personnages: angoisse à l’idée que mes chouchous risquent leur vie à chaque instant, colère quand ils sont maltraités, agacement quand ils se comportent stupidement… Et tristesse de penser que même s’ils survivent, leur histoire va s’achever et les suivre dans leurs aventures me manquera.

Game of Thrones est loin d’être la seule oeuvre de fiction qui provoque ce genre de réaction chez moi; j’ai très facilement tendance à m’attacher à des personnages parfaitement imaginaires, qu’ils apparaissent dans des livres, des films ou des séries. Et certaines réactions aux derniers épisodes de la série sur les réseaux sociaux m’ont incitée à penser que j’étais loin d’être la seule. Comme ça m’a intriguée, j’ai fait quelques recherches sur le sujet. Et mes trouvailles m’ayant beaucoup intéressée, j’ai décidé de vous les faire partager, au cas où vous seriez aussi curieux que moi!

LE CONCEPT DE RELATIONS PARASOCIALES
Il se trouve que différentes disciplines, comme la psychologie et les sciences des médias, étudient ce phénomène depuis des années sous le terme de relations parasociales, définies comme des relations émotionnelles que nous établissons avec des personnages de fiction que nous apprécions particulièrement (ou avec des célébrités, le mécanisme étant à peu près le même). De nombreuses recherches ont établi que ces relations sont très similaires, d’un point de vue psychologique, à celles que nous entretenons avec des personnes réelles. Même si elles en diffèrent par certains aspects, le plus évident étant qu’elles sont forcément unilatérales.

Au début de la recherche sur le sujet, on pensait que les relations parasociales servaient de substitut aux relations sociales pour des personnes qui souffraient de solitude ou de difficulté à nouer des liens avec leurs semblables. Toutefois, cette hypothèse n’a jamais été validée par les études scientifiques. Les personnes bien entourées ne semblent pas avoir moins de relations parasociales, ou de moindre intensité, que les plus solitaires!

Actuellement, les chercheurs considèrent donc que les relations parasociales constituent une extension du cercle des individus, un complément à leurs relations réelles. Si on interroge les personnes qui en disposent sur leur degré de proximité avec leurs amis fictionnels, elles tendent d’ailleurs à les juger moins proches que des amis, mais plus que des connaissances.

Mais comment expliquer que l’on puisse tisser ce type de relations avec des personnes dont on sait parfaitement qu’elles n’existent pas?

Tout d’abord, la narration nous amène à partager les moments-clés de l’existence de ces personnages de même que des scènes intimes, généralement réservées aux proches. Elle nous donne aussi accès à leurs pensées, leurs sentiments, leurs souvenirs. Nous avons donc l’illusion de réellement connaître Daenerys, ou Jon, ou Sansa. Un effet encore amplifié lorsque nous côtoyons les personnages sur une très longue durée, comme dans le cas d’une série ou d’une saga littéraire qui se déroulent sur plusieurs années et nous conduisent à assister à l’évolution des protagonistes. D’où, probablement, le sentiment de trahison que l’on peut ressentir lorsque soudain ces personnages se mettent à se comporter d’une façon que l’on considère comme aberrante par rapport à l’image que l’on s’était forgée d’eux…

Selon les psychologues de l’évolution, notre cerveau ne s’est pas encore totalement adapté à notre environnement actuel, très différent de celui dans lequel vivaient nos ancêtres. La fréquentation sur le long terme de personnages fictifs, sur lesquels nous savons des choses que nous ignorons parfois concernant nos amis les plus proches, et auxquels nous sommes nettement plus exposés qu’avant l’avènement de la télévision et de l’internet, pourrait être l’une de ces nouveautés que le cerveau ne prend pas totalement en compte. Cela pourrait expliquer qu’il ne distingue pas totalement entre personnes réelles et fictionnelles – et donc, ce sentiment profond d’une relation réelle avec un personnage dont nous sommes tout à fait conscients qu’il n’est pas réel.

Livre avec pages en coeur et pâquerettes
© Ylanite Koppens – Pexels.com

À QUOI SERVENT LES RELATIONS PARASOCIALES?
De nombreuses études ont montré les effets positifs que l’on retire des relations parasociales. Par exemple, passer du temps avec un personnage fictif auquel on tient, ou même simplement y penser, remplit un besoin d’appartenance et peut ainsi combattre les sentiments de solitude ou de rejet.

Par ailleurs, les personnes munies d’une faible estime de soi tendront plus facilement que les autres à nouer de fortes relations avec des personnages qui ressemblent à leur « soi idéal », et pourront, de par ce lien, se sentir elles-mêmes plus proches de cet idéal – ce qui permettra d’accroître leur estime de soi. Un effet que l’on ne constate pas avec des relations réelles: en effet, les personnes qui manquent d’estime de soi ont souvent du mal à faire confiance aux autres dans une relation, car elles craignent sans cesse d’être rejetées. Ceci les empêche d’en retirer les bénéfices en termes de perception et d’estime de soi. Les relations parasociales, dans lesquelles on ne court aucun risque d’être rejeté par l’autre, peuvent donc jouer un rôle crucial pour le bien-être de ces personnes.

D’autres expériences ont révélé que la photo d’un personnage préféré provoque le même effet chez les participants que la présence d’un ami, à savoir une amélioration des performances dans des tâches cognitives – un phénomène connu sous le nom de facilitation sociale. Les personnes ressentent également plus d’empathie et sont plus enclines à parler d’elles-mêmes lorsqu’on les expose à leur personnage favori, comme c’est le cas avec un ami.

Donc, si vous avez envie de passer une soirée Netflix avec vos meilleurs amis fictifs pour vous réconforter après une dure journée, ou de lire quelques pages de votre tome préféré de Harry Potter avant un examen… n’hésitez pas!

PERDRE UN AMI FICTIF, UNE TRISTESSE BIEN RÉELLE
La dernière saison de Game of Thrones nous expose aux deux plus grandes sources de détresse que peuvent nous causer nos amis fictifs: leur disparition des écrans à la fin de la série et leur décès. Les deux circonstances ont fait l’objet d’études qui révèlent qu’elles provoquent des émotions similaires à un deuil réel.

Ainsi, une recherche effectuée après la diffusion du dernier épisode de la série Friends montre que plus les spectateurs sont attachés à l’un des personnages et se sentent impliqués dans la série, plus ils reportent des sentiments tels que colère, tristesse, solitude, sensation de vide et de manque.

Dans une autre expérience, des participants devaient imaginer la mort de leur personnage favori, puis celle d’une simple connaissance, et évaluer dans chaque cas le chagrin que ceci leur causerait. Il s’est avéré que les femmes étaient plus attristées en pensant à la mort de leur personnage préféré qu’à celle de leur connaissance… Ça laisse songeur, même si le questionnaire montre aussi que les participants se rendent bien compte du côté dérangeant de leurs réponses.

Je me demande maintenant si je n’ai pas trouvé une explication au book hangover, cette incapacité à lire dont je suis parfois victime après avoir fini une lecture coup de coeur. Peut-être qu’il me faut simplement le temps de dire adieu à des personnages qui m’ont fait énormément vibrer avant de pouvoir essayer d’en rencontrer d’autres?


EN CONCLUSION…
Peut-être que la plupart des phénomènes que j’ai mentionnés vous semblent évidents, parce que vous les avez expérimentés. Je trouve tout de même très intéressant de constater qu’ils ont été scientifiquement démontrés. Ce genre de ressenti est donc non seulement commun, mais encore parfaitement normal – ainsi qu’authentique et porteur de sens, même s’il s’applique à des personnes fictives.

Il me semble que connaître ces éléments peut aussi amener à se poser des questions sur ses choix d’amis fictionnels, comme on le fait parfois pour les amis réels… Pourquoi cette personne? Que m’apporte-t-elle? A-t-elle une influence sur moi, comme certains amis qui peuvent nous servir de modèles… en bien ou en mal? Est-ce que je ne surévalue pas son importance par rapport à mon entourage existant? Je vais méditer là-dessus!

Et vous, vous avez des amis fictifs?

 SI CE SUJET VOUS INTÉRESSE…
Le contenu de cet article est largement inspiré des réflexions de Jennifer Lynn Barnes, professeure de psychologie à l’Université d’Oklahoma et romancière. Vous pouvez regarder la vidéo de sa conférence TedX ou consulter son tumblr pour en savoir plus, c’est une excellente vulgarisatrice.

Si vous voulez des références académiques, j’ai aussi utilisé les articles suivants:

  • Keren Eyal & Jonathan Cohen (2006), When Good Friends Say Goodbye: A Parasocial Breakup Study, Journal of Broadcasting & Electronic Media 50:3, pp. 502-523
  • Jaye L. Derrick, Shira Gabriel & Brooke Tippin (2008), Parasocial Relationships and Self-discrepancies: Faux Relationships Have Benefits for Low Self-Esteem Individuals, Personal Relationships 15, pp. 261-280
  • Jaye L. Derrick, Shira Gabriel & Kurt Hugenberg (2009), Social Surrogacy: How Favored Television Programs Provide the Experience of Belonging, Journal of Experimental Social Psychology 45, pp 352-362

Désolée, tout est en anglais, je n’ai pas vraiment fait l’effort de chercher de la matière en français. Plus tard peut-être!

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13 thoughts on “S’attacher à des personnages fictifs: ce qu’en dit la psychologie”

  1. Hello,

    Ton article est super intéressant 😉

    Je pense que la première fois que j’ai ressenti ce genre de chose, ce genre d’attachement, ça a été avec Harry Potter. J’ai commencé à lire (dévorer) les livres quand j’avais 10 ans (il y a donc 18 ans maintenant… aïe). J’ai eu un peu l’impression de grandir en même temps que Harry, Hermione et Ron.
    Puis bon, aujourd’hui tu nous parles de Game of Thrones, où après chaque épisode il me fallait 30 minutes pour revenir « à la vie réelle ». Et je me vois bien dans tes propos :  » D’où, probablement, le sentiment de trahison que l’on peut ressentir lorsque soudain ces personnages se mettent à se comporter d’une façon que l’on considère comme aberrante par rapport à l’image que l’on s’était forgée d’eux… ». Je n’argumenterais pas ici pour ne pas être une maudite spoiler 🙂 ..

    Le mois dernier j’ai également découvert la série « Everything Sucks ! » sur Netflix. J’ai adoré cette première saison, j’ai adoré Kate qui est l’un des personnages, voire le personnage principal de la série.. Donc je me suis demandé « Quand sors la saison 2? » … Et bien jamais.. Et là, la rage s’est emparé de moi. J’ai attrapé mon téléphone, lâché un petit tweet colérique avec mention spéciale pour Netflix. Un peu ridicule non ? Mais je m’étais attachée à ces personnages..

    Je pense pouvoir encore m’étendre sur le sujet, mais je vais m’arrêter là ..

    😉

    1. Merci:-)

      Je crois que Harry Potter fait partie des oeuvres qui entraînent le plus facilement ce genre de phénomène, parce que c’est tellement facile de s’identifier si on a le même âge que les personnages! Moi je les ai découverts en étant adulte et du coup c’était un peu différent, même si j’aime beaucoup cette saga.

      Je ne connais pas cette série mais si elle ne va pas continuer… Je pense que je ne vais pas la regarder pour ne pas risquer de me retrouver dans la même situation que toi! Mais je te comprends totalement. Moi j’étais tellement frustrée quand ils ont décidé d’arrêter Sense8!

  2. Merci d’avoir partagé ça avec nous ! Je me disais aussi que le roman bien que ce soit fictif nous faisait entrevoir une part de réalité. Quand je dis réalité je parle plutôt de notre inconscient et de notre intériorité. Et pour terminer, je rajouterai que j’ai été assez triste de la fin de Jon Snow, j’ai pris sa sentence comme une profonde injustice. Et je suis dépitée pour Dany que j’adorais. Et malgré ses actions je l’adore toujours. Je me permets de pardonner les crimes des personnages inexistants puisqu’ils me permettent de canaliser toute la violence que j’ai en moi.

    1. De rien!:-)
      Moi je pense qu’au fond Jon sera mieux là-bas, la politique et les mondanités, c’était vraiment pas son truc… C’est Jaime qui m’a tellement déçue à la fin.
      C’est intéressant ce que tu soulèves avec l’idée de pardonner les crimes: on peut énormément aimer des personnages qui sont présentés comme négatifs, et pas forcément au héros. Dans Les Liaisons dangereuses par exemple, j’ai toujours été fan de la Marquise de Merteuil parce que je la trouve tellement plus intéressante que les autres, même si c’est clairement la méchante… Peut-être que c’est aussi une facette cachée de moi que j’exprime ainsi, va savoir…

  3. Coucou, j’espère que tu vas bien. Moi c’est pareil je m’attache facilement aux personnages fictifs ; un peu trop facilement parfois. Par contre je n’ai jamais regardé Game of thrones. ‘^^ Il y a longtemps que je ne regarde plus vraiment la télé alors je suis passée à côté, tout comme Once upon a time. Je connais de nom mais je n’ai pas regardé.

    C’est vrai que quand je lis ou que j’écris, je me sens moins seule. J’ai même parfois l’impression que les personnages sont présents autour de moi. Je me suis créée une petite bulle comme ça. Et ça depuis les années de collège. Je ne voulais pas voir les camarades de classe et je savais qu’en sortant de chez moi, tôt ou tard je finirais par les rencontrer. Je suis sortie une fois avec une amie faire les boutiques et en rentrant je suis tombée sur des gens que je ne voulais pas voir. Du coup je restais chez moi, c’est un peu le principe de l’ami imaginaire.

    Je vais te paraître dingue (pour pas changer en fait) mais quand je vois une photo, j’ai l’impression que la personne me regarde ; comme la Joconde. J’ai l’impression d’être observé, du coup il n’y a pas tellement de photo exposées chez moi. Perdre un ami fictif est un réel déchirement ! Regarde avec les chevaliers d’or devant le murs des lamentations, j’avais envie de pleurer avant même que ça arrive. :'( C’est pour ça que j’écris ma fanfiction, pour revoir mes chevaliers adorés. ^^ Oui j’ai des tas d’amis fictifs, des tas et des tas. J’en ai eu depuis mes années collège et je continue à en avoir. Ils varient selon ma période de vie. Et là je suis heureuse de retrouver les chevaliers que j’avais perdu de vue étant jeune. Je le vis comme de joyeuses retrouvailles. 😀

    Sur youtube, il y a Eli Lou qui fait des vidéos sur la psychologie. Elles faisait des études dans ce domaine et du coup elle partageait ses cours en vidéo. C’était un article très intéressant. Bonne journée. 🙂

    1. Tiens il faudra que j’aille regarder ces vidéos, alors! Ca doit être intéressant. Merci pour la référence!

      Game of Thrones, je pense que tu pourrais aimer, c’est plein de chevaliers 😀 Once upon a Time, jamais regardé non plus.

      Je me suis aussi fait plein d’amis fictifs depuis petite, je passais mon temps libre à lire! Comme toi ça évolue avec le temps… Comme dans les amitiés réelles en fait, il y a ceux dont je me sépare au bout d’un moment parce que je n’ai plus d’affinités avec, ceux qui restent toujours là et ceux avec lesquels je reconnecte comme si c’était hier après des années! Dont les mêmes que toi;-) Et aussi ceux que je préfère éviter de revoir parce que j’ai peur de les avoir trop mis sur un piédestal et d’être déçue…

      J’ai pensé à toi en lisant un de mes articles de référence, qui disait exactement ça: les fanfics qui servent à atténuer la tristesse de la séparation… Et clairement le Mur des lamentations c’était horrible, j’aurais pleuré aussi si j’avais pas été préparée psychologiquement!

      Bonne journée!

  4. Oui mais apparemment la première saison de GoT, d’après les rumeurs, est assez osé. Et franchement ça me gêne, je n’aime pas regarder des choses trop olé olé. Ça se calme après mais bon, en attendant pour suivre les histoires, faut voir la saison 1. Ce n’est pas que je sois pas ouverte sur le sujet mais je n’aime pas voir ce genre de choses. Je trouve qu’une histoire n’a pas besoin de ça pour être bien (sans dire que « GoT c’est nul », évidemment, c’est pas mon genre de juger sans avoir regarder). Il y a moyen de faire comprendre ces choses-là sans que ce soit trop explicite. Moi il me faut du soft. « ^^ Et pour Once upon a time, pareil faut regarder dès le début sinon tu t’y perds. Perso j’ai raté le début et je n’ai rien compris. Par contre dans les passages que j’ai vu, rien d’olé olé.

    Les fictions m’ont beaucoup aidé quand j’étais petite. Je crois que s’il n’y avait pas eu ça, je ne serais plus là actuellement. Heureusement que nous avons l’imagination pour parer aux épreuves de la vie. Bonne journée. 🙂

    1. Alors oui, je confirme, au début de Game of Thrones il y a pas mal de scènes osées. En effet c’est peut-être mieux d’éviter du coup, en tout cas c’est clair que tu ne peux pas commencer au milieu pour éviter la première saison!

  5. Très intéressant, ton article ! Pour ma part, je le ressens tout à fait, avec des personnages récurrents comme H. Poirot ou « Downton Abbey » notamment. Par contre, je n’ai jamais regardé « Game of Thrones » et j’ai vu, je crois, trois adaptations de H. Potter que j’ai trouvé toutes autant barbantes l’une que l’autre 😉

    1. Merci!:-)
      Pour Harry Potter, il faut peut-être essayer les livres… mais après si tu n’es pas sensible à ce genre d’univers la magie risque quand même de ne pas opérer:-)

  6. Enfin, j’ai pu lire ton article tranquille, sans qu’on vienne me les briser !

    Je vois tout à fait ce que tu veux dire pour les relations parasociales… Le pire étant que j’ai pas honte de ressentir plus de peine pour des personnages fictifs que pour des connaissances. (en général, si les connaissances restent des connaissances… Il y a 75% de chances que la raison soit négative) Très souvent, ces personnages fictifs m’ont servi de soutien face à une vie sociale difficile. J’en considérais presque certains comme des amis… et ils sont toujours chers à mon coeur car sans « eux », je n’aurais pas pu autant résister. Ca paraît con ce que je dis, mais voilà…

    Les relations parasociales, je les ai surtout eu quand je lisais beaucoup de mangas et ça me fait énormément de bien de les relire d’ailleurs. Selon tes recherches, ce n’est pas un hasard, aha. (après, je parle des mangas mais j’ai pleuré pour Daenerys aussi… snif)

    Merci pour cet article super complet ! Tu as bien fait tes recherches 🙂 (ça me donne envie de relire des titres alors que j’ai pas le temps, merci pas merci xD)

    1. De rien! Contente qu’il t’ait intéressée:-)

      Ce que tu dis n’a pas l’air con du tout… J’ai aussi eu ce rapport là avec les personnages de certaines oeuvres à des périodes où j’étais particulièrement seule ou triste. Plus jeune c’étaient des animés et ensuite des séries ou des films. Et encore maintenant certains ont vraiment gardé un côté doudou. Par exemple Le Seigneur des anneaux, revoir les films me réconforte systématiquement si ça ne va pas! Il me semble qu’on sous-estime beaucoup les ressources que peuvent constituer ces relations pour des personnes en difficulté en fait.

      Et j’avoue, j’étais pas fan de Daenerys, mais je comprends ta réaction!

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