On m’a dit que c’était acceptable de publier un bilan de l’année écoulée jusqu’à fin janvier… Donc, on va faire comme si c’était toujours valable en février, d’accord? Voici le bilan 2020 du blog! J’ai décidé de me livrer à l’exercice en remplacement de l’article anniversaire que je n’ai pas écrit en août. Ce sera aussi l’occasion de mettre en lumière quelques lectures que je n’ai pas chroniquées.

2020, une année en demi-teinte

On ne va pas se mentir, 2020 a été pauvre en chroniques. La faute à des pannes de lecture à répétition, une longue série de livres qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable et sur lesquels je n’avais pas grand-chose à dire, un deuxième semestre très chargé professionnellement, et l’arrivée dans mon foyer de la Nintendo Switch (j’avoue).

D’un autre côté, le blog a été bien plus fréquenté en 2020 qu’en 2019. Avec près de 17’000 utilisateurs et 30’000 pages vues, le trafic a presque quintuplé en un an! Un effet du confinement? C’est possible. J’espère aussi y voir les retombées du travail accompli sur le SEO, aspect que j’avais totalement négligé au début du blog. Entre ces efforts et le fait que le blog a atteint ses quatre ans, un âge déjà respectable, Google a maintenant certaines de mes pages à la bonne! Il s’agit d’ailleurs toujours du même tiercé:

  • Ma liste de blogs littéraires à suivre, qui commence pourtant à dater
  • Mon avis sur la box littéraire Kube;
  • Mon article sur l’attachement aux personnages fictifs et les études réalisées sur le sujet en psychologie.

Tous ces constats se lient pour dessiner ce qui pourrait être une évolution naturelle du blog à l’avenir: moins d’articles, mais plus fouillés et davantage axés sur des thématiques en lien avec la lecture que sur des livres en particulier. Les chroniques resteront toujours présentes, mais seront de plus en plus dédiées seulement à des livres marquants ou qui m’inspirent une analyse que j’ai envie de transmettre.

Tasse et livres
© Elia Jardim – Unsplash

 

Côté lectures

Justement, quelles sont les lectures qui ont marqué 2020 en dehors de celles qui ont déjà eu droit à un avis détaillé? Petit florilège!

Le classique: Dune, de Frank Herbert

J’avais depuis un moment envie de m’attaquer à ce grand classique de la SF. L’occasion s’est présentée de le faire dans le cadre d’une lecture commune avec la team #ObjectifDune sur Twitter, en prévision de la sortie du film fin 2020 (désormais repoussée à l’automne 2021). Dune a une réputation d’oeuvre complexe, et celle-ci est méritée! L’univers crée par Frank Herbert est extrêmement riche (la taille du glossaire et des annexes qui en détaillent divers aspects le prouve) et son intrigue qui mêle enjeux politiques, économiques et religieux ne l’est pas moins. Dune mobilise tous les ressorts de la tragédie grecque autour de la colonisation de la planète de sable Arrakis et du destin de Paul Atréides, l’Elu d’une prophétie mystérieuse.

J’ai apprécié ce roman, même si j’ai peu accroché au style de l’auteur et suis un peu restée sur ma faim devant un dénouement trop rapide. Le fait de partager ma lecture avec les autres membres du groupe, avec des objectifs et des discussions hebdomadaires, a certainement beaucoup contribué à ce sentiment positif! Pour une première expérience de lecture commune, c’était vraiment réussi et je me réjouis de réitérer cette année avec une partie de l’équipe pour un autre classique encore plus épais que Dune: Le Comte de Monte-Cristo!

La surprise: Crescent City, de Sarah J. Maas

Je me suis laissée tenter par ce roman sur la chaleureuse recommandation d’une Twitta de bon conseil, et il m’a déstabilisée. Pourquoi? Parce que je l’ai aimé en dépit d’un nombre impressionnant de défauts. Des personnages masculins qui rassemblent tous les clichés du mâle alpha, un personnage féminin qui fait pareil mais avec ceux de l’héroïne badass, un plot twist qui frôle la tromperie, une romance prévisible… Et pourtant, il m’a séduite avec un univers original et complexe: urbain, contemporain, qui pourrait être le nôtre sans la présence de la magie et d’un melting-pot de métamorphes, vampires, sorcières, esprits élémentaires, faë ou anges qui tous dominent les humains, plus ou moins réduits en esclavage. J’ai aussi aimé les personnages secondaires attachants et une amitié fusionnelle aussi touchante que la romance est convenue. Mais surtout, Crescent City m’a conquise dans les 200 dernières pages, dignes d’un blockbuster, que j’ai lues en apnée et en passant du rire aux larmes. Pour l’espoir de revivre ce genre de moments, je signe pour les suites!

La déception: Le géant enfoui, de Kazuo Ishiguro

Une déception qui a été d’autant plus forte que j’avais déjà lu, et apprécié, quelques oeuvres du romancier récemment nobélisé. Mais rien à faire: je n’ai pas accroché à cette histoire d’un couple vieillissant qui part à la recherche de son fils dans une Angleterre des légendes arthuriennes. Le style qui se veut proche de celui des contes m’a pesé; cela ne m’aurait pas dérangée pour une nouvelle, mais je l’ai trouvé trop répétitif pour un roman entier. Les personnages n’ont pas su susciter mon empathie et le récit, très lent, m’a ennuyée. Dommage, car Le géant enfoui propose une réflexion intéressante sur des thématiques chères à l’auteur comme la mémoire, le poids de l’Histoire sur les hommes, ou le passage du temps qui nous menace tous.

Les coups de coeur

Si je devais en retenir un pour 2020… J’en retiendrais deux! Je vous ai déjà dit que j’étais indécise, non?

Je ne vais pas m’étendre ici sur Vernon Subutex, de Virginie Despentes, puisque j’en ai déjà parlé . Quant à Daisy Jones and the Six, le roman rock et 70’s de Taylor Jenkins Reid, et bien… il fera l’objet de la prochaine chronique, donc si vous voulez savoir pourquoi c’est un coup de coeur, vous savez quoi faire! (J’espère que vous admirez ce teaser de folie…).

Et vous, votre année littéraire 2020? C’était bien?

 

2 thoughts on “Bilan 2020”

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