Je n’ai pas l’habitude de parler de moi sur ce blog, parce que je ne trouve pas que le sujet soit particulièrement intéressant et que je suis assez mal à l’aise avec l’idée de raconter ma vie sur internet; mais je vais quand même faire une incartade pour vous en dire plus sur mes goûts littéraires. Pas parce qu’ils sont meilleurs que d’autres, mais parce que forcément, ils imprègnent mes chroniques.

Si vous me lisez régulièrement, vous avez dû constater (j’espère) que j’essaie de faire ressortir les aspects objectifs qui me paraissent importants dans les livres dont je vous parle: les thématiques sous-jacentes, certains éléments de style ou de narration. Là, on est dans quelque chose de relativement factuel, même si chacun a sa grille de lecture qui fait que tel ou tel point lui sautera aux yeux ou lui échappera totalement – et j’espère que cet article vous aidera à comprendre un peu mieux la mienne.

Par contre la qualité d’une intrigue, de l’écriture, la personnalité sympathique ou pas des personnages, c’est déjà beaucoup plus subjectif. Et quand il s’agit de donner un avis, de livrer un ressenti face à l’oeuvre, les goûts personnels jouent un rôle de premier plan et interagissent avec tous ces autres éléments plus ou moins objectifs. Même si j’essaie de différencier ce qui relève de l’un ou de l’autre, ce n’est pas toujours facile tant les deux sont fortement liés.

En quoi c’est important, me direz-vous? Eh bien voilà, je me suis rendu compte… que certains d’entre vous suivaient mes conseils et lisaient des livres parce que j’en ai dit du bien sur le blog. Ne vous y trompez pas, ça me fait énormément plaisir de voir que j’ai réussi à transmettre suffisamment d’intérêt pour un livre pour vous donner envie de le lire, parce qu’après tout partager mes coups de coeur, c’était le but initial de ce blog!

Mais ça me fait flipper, aussi. Parce que peut-être que vous n’avez pas du tout les mêmes goûts que moi, que vous allez horriblement vous ennuyer avec ce livre qui m’a tellement séduite, et m’en vouloir de vous avoir si mal conseillés! Voire arrêter de lire mes chroniques… J’ai déjà eu des retours négatifs sur les romans que j’avais recommandés ici et à chaque fois je me sens affreusement coupable de vous avoir fait perdre votre temps avec une lecture qui ne vous convient pas. C’est au point où il m’est arrivé d’hésiter à modérer mon enthousiasme juste pour ne pas susciter trop d »attentes par rapport à un livre en me disant que les éventuelles personnes qui le liraient ensuite risqueraient moins d’être déçues comme ça… #FilleQuiReflechitTrop

Donc pour éviter de telles tragédies, je me suis dit qu’il pouvait être utile de vous donner un peu plus d’informations sur ce qui peut, ou pas, me plaire dans un livre. Comme ça, si en lisant cet article vous constatez qu’on est à l’opposé… Vous n’aurez qu’à lire les livres que je n’ai pas aimés:-)

Et voilà, après ce long préambule, je passe enfin au plat de résistance: intrigue, personnages, style, thème, genre, qu’est-ce qui va me plaire ou me faire fuir à coup sûr? (Attention, ça va être un peu long, alors si vous avez peur de vous ennuyer allez directement consulter tout à la fin le profil de mon roman idéal!)

Livre sur herbe avec lunettes roses
Photo by Lisa Fotios from Pexels

LE GENRE

Vous avez sûrement déjà remarqué que je suis assez éclectique, donc pas grand-chose à dire sur ce point. Je peux adorer aussi bien un grand classique qu’un thriller ou de la fantasy, même si la plupart de mes lectures actuelles se situent dans le domaine de la littérature contemporaine. Par contre tout ce qui relève de la romance, chick-lit, romans feel-good etc. a tendance à mal passer sauf exceptions. J’ai aussi beaucoup d’appréhensions avec les romans classés comme « jeunesse » ou « young adult »: je ne lis que ceux dont j’ai entendu dire qu’ils étaient « très adultes pour un roman jeunesse » ou qui ont été publiés aussi dans des collections pour adultes. J’ai toujours peur de me retrouver avec quelque chose de trop simpliste dans le cas contraire. Mais peut-être que ce ne sont que de vilains a priori de ma part, après tout j’ai adoré Harry Potter (mais je suis persuadée que c’est un roman tout public, donc c’est le chat qui se mord la queue…).

LES THÈMES

Ici, on va dire que c’est un peu plus compliqué. Les thèmes qu’un roman aborde ont de l’importance pour moi, c’est d’ailleurs pour ça que j’essaie souvent de les mettre en avant dans mes chroniques. Et quand je parle de thème, il ne s’agit pas simplement de l’histoire racontée, mais de tout ce qui apparaît en filigrane, quand on lit entre les lignes. J’aime qu’un roman m’incite à réfléchir, soit porteur d’idées et pas seulement d’une histoire. Cela concerne toutefois plus les romans classiques et contemporains que les thrillers ou la fantasy avec lesquels je cherche prioritairement à me divertir (mais bien sûr, si en plus ils peuvent traiter de mes sujets préférés, c’est tout bénéf’!)

Donc, je suis attirée par certains sujets comme Winnie l’ourson par un pot de miel. Par exemple j’adore lire des romans qui parlent de la littérature, de la fiction, du rapport qu’elle entretient avec la réalité. Si cette dimension est très présente dans une oeuvre, j’aurai probablement tendance à lui pardonner bien des défauts. Je suis très sensible aussi aux romans qui mettent en perspective les questions de genre. Ca titille ma fibre féministe. Tout ce qui touche à l’art, à la science, à la technologie, à l’interculturalité et aux questions raciales m’intéresse aussi.

Par contre, les romans sur la maladie, la mort, la vieillesse, la guerre, bref les choses gaies de la vie: je prends mes jambes à mon cou. Il y a certainement des chefs-d’oeuvre sur ces thématiques, mais actuellement en tout cas, je n’ai pas envie de les lire – à moins que l’auteur ne parvienne à y insuffler de la légèreté, de l’humour, de la poésie. Plus que tout, j’ai horreur du pathos, des textes écrits pour vous tirer des larmes. Je suis aussi assez peu sensible aux romans historiques et aux grandes sagas familiales du style « histoire de femmes sur 4 générations » (sauf Cent ans de solitude et La maison aux esprits, peut-être à cause du réalisme magique).

L’INTRIGUE

C’est aussi un aspect important à mes yeux dans les oeuvres de fiction, sauf cas de figure particuliers – je pense à des romans qui justement déconstruisent cette notion et dans lesquels le plaisir de la lecture est à chercher plus dans la réflexion que dans le fait d’être absorbé par une histoire.

Pour les autres, c’est assez simple: pour me plaire, une intrigue peut être linéaire, circulaire, morcelée, que sais-je, mais elle doit tenir debout. Tenir debout, c’est-à-dire être vraisemblable, ne pas comporter de lacunes (tiens, mais d’où est-ce que l’inspecteur Machin peut bien tenir ce document qui s’avère crucial pour la résolution de l’énigme?) ni faire appel à des dei ex machina (ah oui, c’est la cousine Hortense dont on n’a jamais entendu parler qui l’a trouvé par le plus grand des hasards en allant faire sans raison un tour chez la victime dont elle s’est justement rappelé qu’elle avait un double de la clé). Elle doit aussi être originale, ménager une certaine tension et ne pas être prévisible. C’est particulièrement vrai dans le cas des romans policiers. Je les lis pour le suspense, pas pour le plaisir d’être plus maligne que l’enquêteur et de trouver le coupable 200 pages avant la fin.

LE STYLE

C’est là que je vais peut-être me faire huer par les puristes, mais j’assume: le style est un aspect assez secondaire du livre à mes yeux. Attention, je ne parle pas d’une orthographe, d’une grammaire et d’une syntaxe correctes: ça, c’est un minimum non négociable. Mais un style plus ou moins personnel, poétique, recherché: ce n’est pas toujours nécessaire. Les romans policiers par exemple sont la plupart du temps écrits de manière assez plate, ce qui ne m’empêchera pas de les apprécier. Même dans un roman contemporain, je pardonnerai beaucoup plus volontiers un style banal qu’une intrigue bâclée, des personnages stéréotypés ou un ton moralisateur.

Ce qui ne signifie pas que je ne vais pas être touchée par une écriture plus sophistiquée, au contraire. Dans les forêts de Sibérie, par exemple, m’a séduite principalement par son style. Bien entendu, l’idéal, c’est quand la forme s’adapte au fond et que le style se combine avec les thèmes abordés et les événements décrits pour transmettre une idée, une ambiance, une émotion. Comme dans Les Liaisons Dangereuses, dans lequel chaque personnage dispose d’un style épistolaire qui lui est propre et colle à sa personnalité.

LES PERSONNAGES

Je tiens beaucoup à rencontrer dans mes lectures des personnages fouillés et complexes, qui ne se limitent pas à des clichés ou à des étendards pour un message particulier. Le noir et blanc, les esquisses en deux dimensions, ça ne pardonne pas. La manière dont ils évoluent est très importante aussi: il faut qu’elle soit crédible d’un point de vue psychologique, qu’on puisse la comprendre dans le cadre de référence du personnage.

Par contre, je n’ai aucun besoin de sympathiser avec eux pour apprécier un roman. Meilleur exemple récent, j’ai trouvé Sukkwan Island très bon malgré son personnage principal détestable. Mais cela ne marche qu’avec des livres qui, justement, ne reposent pas sur l’identification. Dans Sukkwan Island, le lecteur n’est pas supposé prendre parti pour un anti-héros clairement présenté comme méprisable. Si au contraire l’intérêt pour le roman dépend du degré auquel le lecteur souhaite que les personnages atteignent leur but, mieux vaut que je me soucie de leur sort… Cela peut faire toute la différence entre une déception comme Enflammésoù j’ai eu bien du mal à suivre les pérégrinations d’un enquêteur profondément agaçant, et un coup de coeur comme Six of Crows, où je me suis tellement attachée aux protagonistes que je serais bien partie pour un troisième tome! Il y a même des romans que je lis uniquement parce que je trouve les personnages drôles et savoureux, comme les excentriques que Martha Grimes met en scène dans des intrigues policières par ailleurs souvent tortueuses.

LE ROMAN IDEAL…

J’ai l’impression d’avoir souvent répété que j’aime ci ou ça, mais qu’au fond, ça dépend… Et c’est le cas, je peux apprécier énormément de choses différentes en fonction de mon humeur, mais j’ai quand même des préférences pour certains types de textes. Mon roman idéal est donc intellectuellement stimulant, dans le sens où il nourrit ma réflexion sur des thèmes qui me sont chers et présente une vision du monde complexe. La complexité, c’est mon truc dans tous les sens du terme. J’aime les intrigues à tiroirs, les personnages torturés, les références multiples.

Le roman idéal, c’est aussi celui que j’ai du plaisir à lire parce que l’histoire racontée me captive, que j’ai envie de connaître la suite, et que je me suis attachée aux personnages. Je ne crois pas du tout à une opposition entre « livre intelligent » et « livre divertissant ». Je pense que les meilleurs textes sont ceux qui réussissent à être les deux à la fois… C’est aussi un roman bien écrit, dont je peux savourer la langue, l’originalité des métaphores ou l’habileté de la construction narrative. Enfin c’est une oeuvre où tous ces éléments forment un tout cohérent qui retranscrit la vision de l’auteur.

Et vous, à quoi ressemble votre roman idéal? Et qu’est-ce que vous détestez?

 

 

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12 thoughts on “Où je vous parle de mes goûts littéraires”

  1. Article très intéressant ! Je te rejoins sur presque tout ! Le seul point légèrement différent concerne le style, j’avoue que j’y suis très sensible, mais c’est un domaine très subjectif de toute façon. Cela dit, lorsque je lis un polar, ce n’est évidemment pas la beauté du style que je recherche le plus mais la construction des personnages et la qualité de l’intrigue etc. C’est pour cette raison que j’aime tes chroniques parce qu’elles sont argumentées et que même si ta critique est bonne (ou mauvaise), selon ce que tu en dis, je vois assez bien si je vais aimer ou pas, alors merci et continue comme ça ! Je te souhaite de belles lectures estivales 🙂

    1. Oh merci ça fait plaisir! C’est exactement l’objectif que j’essaie d’atteindre alors je suis ravie de voir que ça fonctionne:-)
      Et ça ne m’étonne pas qu’on ait les mêmes goûts, vu le nombre d’idées de lectures que je puise sur ton blog!!

  2. Très bonne idée cet article ! Je te piquerais d’ailleurs peut-être l’idée un jour 😉
    Nous n’avons pas exactement les mêmes goûts mais c’est justement aussi pour ça que je te lis. J’aime ta façon de communiquer ton ressenti, subjectif certes mais constructif, on sait ce qu’il y a derrière le bouquin.
    A bientôt et bel été 🙂

    1. C’est bien ce que j’essaie de faire… Ouf ça marche!:-)
      Ca me fait plaisir que tu me lises même si nous n’avons pas exactement les mêmes goûts. Je m’en doutais un peu d’ailleurs vu tes chroniques, mais justement, moi aussi je les suis pour me donner des idées hors de ma zone de confort! Ca fait du bien d’en sortir parfois, c’est comme ça qu’on peut avoir d’excellentes surprises…
      En tout cas ne te gêne pas si tu veux reprendre l’idée, ça serait cool de lire ta version!
      Et très bel été à toi aussi:-)

  3. Un article très intéressant et fourni ! Je pense que tu n’as pas à t’en faire, les goûts et les couleurs, bien sûr qu’on va être emballé par un livre dont un blogueur/booktubeur parle, et on prend ainsi le risque d’être déçu, car du coup, on met la barre haut…

    Je suis d’accord avec presque tout, sauf :
    – l’écriture : j’avoue que ça a une importance pour moi, qui reste relative (sans compter que je lis un thriller en ce moment, alors l’écriture, hein…), mais je sais que c’est quelque chose que je regarde et que ça peut avoir son importance dans mon ressenti de la lecture.
    – Les thématiques de la maladie, de la mort, de la vieillesse, de la guerre : j’ai lu de tout, des trucs bien dégoulinants de bons sentiments (les clichés, encore et encore) mais aussi de belles pépites, donc je me dis que soit ça passe, soit ça casse. Je me méfie un peu, je me renseigne, et puis je sélectionne. (bon après, ce genre de lectures ne fait pas partie de mes habitudes non plus)

    1. Si tu as des conseils de bons livres sur les thèmes que j’évite en général, n’hésite pas! Les bons sentiments, ça n’est pas vraiment mon truc non plus. Pour le reste, je ne suis pas si fermée… Surtout, je n’ai pas de problèmes avec la noirceur d’une manière générale. C’est plus les histoires tristes qui me gênent.
      Pour l’écriture, je comprends… Pour moi aussi ça joue un rôle, mais moins déterminant je pense. Si un roman est très bien écrit, ça peut être un vrai bonus. S’il est mal écrit, ça va m’agacer, mais pas au point de me le faire lâcher si par ailleurs l’histoire est super prenante…

  4. J’ai beaucoup aimé ton article, je me situe dans les mêmes pensées que toi. J’ai besoin qu’un livre me transporte en me faisant réfléchir. Mais je suis très très tatillonne sur le style. J’aime beaucoup l’emphase et le lyrique par exemple.

    1. Merci:-)
      As-tu des exemples de livres dans les styles lyriques et emphatiques? En lisant ton commentaire, j’ai essayé d’en trouver mais rien ne me vient en tête…

  5. Très intéressant cet article, et très original aussi, bravo pour l’idée !
    J’ai aussi eu des retours négatifs sur des livres que j’ai recommandés, tout comme je n’ai pas aimé certaines lectures que l’on m’avait conseillées… C’est le jeu comme on dit 🙂 Mais l’essentiel est d’essayer et de découvrir. Après, aimer ou non un livre dépend de beaucoup trop de facteurs pour avoir la certitude qu’il conviendra à untel. Je conseille toujours avec des pincettes, ou alors quand je connais vraiment très très bien la personne.
    J’avoue que je suis très regardante sur l’écriture. Il me faut du style ! Il faut que je sente que l’auteur a fait un effort de ce côté-là. Même si parfois c’est un peu excessif, je préfère une plume affirmée et osée plutôt qu’une plume qui se contente de raconter une histoire sans recherche d’esthétisme !
    Bonne journée à toi

    1. Merci!:-)
      C’est vrai que c’est très dur de conseiller des livres, comme toi je suis prudente… et j’en offre aussi très peu! Et je dois dire que je prends aussi les conseils qu’on me donne avec beaucoup de pincettes:-). Mais comme tu dis, l’important c’est de s’ouvrir à d’autres propositions, j’ai fait de magnifiques découvertes grâce à des conseils ou des cadeaux et souvent il s’agissait de livres que je n’aurais probablement pas lus spontanément…
      Pour l’écriture je pense qu’en partie mon indulgence vient de ce que je lis pas mal en anglais, langue dans laquelle j’ai plus de difficultés à vraiment juger du style de l’auteur. Dans certains cas je laisse aussi le bénéfice du doute s’il s’agit d’une traduction. Je suis plus sévère avec les francophones…
      Bonne journée à toi aussi!

  6. Je découvre tout juste ton blog et il me faut commencer par ceci : le design est super joli ! c’est graphique et simple, j’aime beaucoup. Puis ton article en plus est bien construit enfin c’est très agréable à lire, et je trouve que c’est une bonne introduction à la découverte de ton blog.
    J’aime bien cet article un peu répertoire pour apprendre à te connaître en tant que lectrice. Je te rejoins sur plusieurs points, l’écriture j’approuve à moitié par contre. Disons que oui je reconnais que c’est plus secondaire dans certains livres type thrillers justement, ou un feel-good même si j’en lis peu (voire aucuns ?), mais elle a tout de même un rôle majeur dans certains livres. Tout récemment j’ai terminé Les Onze de Pierre Michon, ou encore j’ai découvert Claudel… Tout deux, j’ai eu un ras-le-bol sans nom à la lecture suite à l’écriture que j’ai tout bonnement détestée, du coup j’ai été hermétique à tout le reste.
    Pour les thèmes par contre j’aime bien ces sujets pas si gais haha ( je suis une fille très joyeuse deudon, vend ton image ma p’tite ). J’évite généralement tout récit de guerre parce que ça me pompe souvent, disons qu’on en a beaucoup soupé dans le milieu scolaire donc j’esquive en littérature… Par contre ! Par hasard, oui, je ne savais pas du tout que ce livre avec cela pour thème, mais j’ai lu Une bouche sans personne de Gilles Marchand qui a pour fond un épisode de la 2GM, mais c’est écrit d’une manière où justement tout est léger ( sauf la fin certes ). Ca a été un véritable coup de coeur pour moi, mais je le pressentais déjà avant même de le lire donc je ne suis pas très objective…
    En thème que tu esquives j’ai un énorme penchant pour la maladie, surtout tout ce qui tient du psychologique. J’évite les maladies trop « connues » (le mot est mal choisi mais je peinais à trouver autre chose… ) comme (et surtout en fait) le cancer qui a une utilisation un peu larmoyante je trouve… Enfin, voilà, je trouve que la maladie est justement utilisée. Je vais chercher du moins connu pour découvrir, avoir un aspect apprentissage avec si j’ose dire. Ou alors dans certains cas pour des raisons plus personnelles. S’il y en a bien un que je te conseillerais, ce serait Contrecoup de Nathan Filler, sur la schizophrénie, c’est une pépite.

    1. Bonjour Naomi!
      Eh bien merci de ton passage par ici, de ce long commentaire (waouh!) et de tous tes compliments!!
      Alors c’est vrai qu’autant un style « neutre » ne me dérange pas, autant si vraiment l’écriture me heurte ou que j’y trouve des défauts flagrants, ça va me poser problème. Peut-être pas au point de poser le livre si par ailleurs il m’intéresse mais ça va clairement influencer mon appréciation!
      Les récits de guerre etc, ça ne me dérange pas au fond si c’est un contexte, un cadre, plus si c’est vraiment au premier plan et traité de manière hyper réaliste et dramatique… Là c’est comme les infos, ça m’angoisse! Par contre j’ai adoré « La Main de Dieu » de Yasmine Char qui se passe pendant la guerre au Liban, mais qui est beaucoup plus centré sur son personnage principal que sur les horreurs de la guerre même si évidemment c’est présent dans le roman.
      Pour ce qui est de la maladie tu soulèves un point très important: autant les livres sur la maladie physique me rebutent, autant la maladie mentale m’intéresse énormément! Même si là je crains un peu la caricature… Mais en tout cas je note Contrecoup car ça pourrait tout à fait me plaire! Dans ce genre j’ai lu récemment « Jours sans faim » de Delphine de Vigan sur l’anorexie, que j’ai trouvé très bien.

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